Un apporteur d'affaires courtier est un tiers, souvent un agent immobilier, qui met un acquéreur en relation avec un courtier en crédit. Pour que le partenariat tienne, il faut une convention écrite, un suivi dossier par dossier et une vérification du statut de chaque partie avant toute rémunération. La qualification juridique et la rémunération se valident auprès d'un juriste, de l'ORIAS ou de l'ACPR. Le suivi administratif peut être confié à une assistante courtier.
Un acquéreur qui signe une offre ou un compromis a besoin d'un financement. L'agent immobilier le connaît et suit sa vente ; le courtier sait comparer les banques et présenter un dossier. L'apport d'affaires organise le passage de relais : l'agent transmet, avec l'accord de l'acquéreur, ses coordonnées ; le courtier le contacte ; les deux se tiennent informés de l'avancée du dossier, dans les limites prévues par la convention et par le respect des données personnelles.
Quand on cherche « apporteur d'affaires courtier » sur Google en France, les résultats mélangent plusieurs univers (énergie, bâtiment, courtage) et tournent autour de trois types de contenus : des conventions d'apport d'affaires proposées par des courtiers, des analyses juridiques sur la qualification et la requalification du contrat, et des conseils pour choisir ses partenaires. Les questions fréquentes portent sur le tarif et la commission d'un apporteur d'affaires, sur la différence entre courtier et apporteur d'affaires et sur l'intérêt de passer par un courtier. Cet article répond à ces questions et ajoute ce qui manque souvent : l'organisation du suivi.
Qui fait quoi dans le partenariat ?
| Acteur | Ce qu'il fait | Ce qu'il ne fait pas |
|---|
| Agent immobilier (apporteur) | Repère l'acquéreur qui a besoin d'un financement, lui indique qu'un courtier peut l'aider, transmet ses coordonnées avec son accord | Ne conseille pas sur les offres de crédit et ne monte pas le dossier de prêt (à vérifier selon son statut) |
| Courtier en crédit | Analyse la situation, présente le dossier aux banques, remplit ses obligations de conseil et d'information | Ne promet pas l'obtention du prêt ; informe l'apporteur dans la limite de ce que prévoit la convention |
| Assistante du courtier | Tient le tableau de suivi, prépare les comptes rendus au partenaire, classe les pièces selon les consignes du courtier | Ne négocie pas la rémunération, ne conseille pas les emprunteurs, ne présente pas d'opération de crédit |
Ce que dit le cadre réglementaire, et pourquoi il faut se faire conseiller
L'intermédiation en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) est une activité encadrée : les intermédiaires concernés doivent notamment être immatriculés à l'ORIAS, et l'ACPR exerce un contrôle. Pour le détail des obligations, voir IOBSP : les obligations réglementaires du courtier en crédit et inscription et renouvellement ORIAS : le calendrier du courtier.
Le point délicat est la frontière entre simple mise en relation et participation à la présentation ou à la préparation d'un crédit. Des analyses publiées par des cabinets d'avocats mettent en garde contre la requalification d'un contrat d'apporteur d'affaires lorsque l'apporteur fait davantage que transmettre un contact. Pour l'agent immobilier, des règles propres à sa profession s'ajoutent (loi Hoguet, carte professionnelle). Cet article n'est pas un conseil juridique : la rédaction de la convention, le montant et le mode de rémunération sont à faire valider par un juriste, l'ORIAS ou l'ACPR, selon la question.