Relancer les banques sans les agacer
Les conseillers et analystes bancaires traitent de nombreux dossiers. Une relance efficace est courte, identifie clairement le dossier et rappelle l’échéance :
Bonjour, je me permets de revenir vers vous au sujet du dossier de M. et Mme [nom], déposé le [date]. Le compromis prévoit une obtention de prêt avant le [date]. Avez-vous besoin d’un élément complémentaire de notre part pour avancer ? Bien cordialement.
Les délais de relance se fixent avec le courtier, qui connaît les habitudes de chaque banque partenaire. Lorsqu’une banque demande une pièce complémentaire, l’assistante la réclame au client en appliquant la méthode décrite dans l’article précédent sur la relance des emprunteurs, puis la transmet sans attendre.
Pendant ce temps, d’autres personnes attendent des nouvelles :
- le client, qui a besoin d’être rassuré et de savoir ce qu’on attend de lui ;
- l’agent immobilier, qui suit la vente et craint un dépassement de délai ;
- le notaire, qui doit recevoir l’offre pour préparer l’acte ;
- l’assureur emprunteur, si une délégation d’assurance est prévue.
Un point d’étape hebdomadaire par e-mail, préparé par l’assistante et validé par le courtier, évite une grande partie des appels entrants. Il tient en quelques lignes : où en est chaque banque, ce qui est attendu du client, et la prochaine étape prévue. Le client se sent accompagné, et l’agent immobilier peut rassurer le vendeur.
Les causes de retard les plus fréquentes
- Une pièce complémentaire demandée tard par la banque, souvent une attestation d’employeur ou un justificatif d’épargne : d’où l’intérêt d’un dossier complet dès le départ.
- L’assurance emprunteur : questionnaire de santé à compléter, examens médicaux, ou délégation d’assurance à faire accepter par la banque.
- La garantie : dossier de caution à constituer auprès de l’organisme choisi.
- Les périodes chargées : congés d’été, fin d’année, forte demande de crédit.
- Un interlocuteur absent : relancer le conseiller sans succès pendant une semaine peut justifier de solliciter son responsable, avec l’accord du courtier.
Chaque retard identifié est noté dans le tableau avec sa cause, ce qui aide le courtier à choisir ses banques et à fixer des délais réalistes pour les dossiers suivants.
Anticiper la date limite de la condition suspensive
La condition suspensive d’obtention de prêt fixe une date avant laquelle l’acquéreur doit obtenir son financement. Si l’offre risque d’arriver trop tard, il faut le savoir tôt pour que le courtier en parle au client et à l’agent, et qu’une prorogation soit éventuellement demandée au vendeur. Un tableau de suivi à jour, trié par échéance, sert précisément à cela.
Après l’offre
Le suivi ne s’arrête pas à l’édition de l’offre : il faut vérifier sa réception par le client, lui rappeler le délai de réflexion, s’assurer du retour de l’offre acceptée à la banque, transmettre les informations au notaire et, une fois les fonds débloqués, déclencher la facturation des honoraires. Ces étapes figurent dans le guide complet des missions de l’assistante de courtier. Le courtier doit aussi respecter un cadre réglementaire strict, que présente l’article suivant : IOBSP, les obligations réglementaires du courtier en crédit.
Cas client. J’accompagne un courtier en crédit indépendant : collecte et vérification des pièces justificatives, montage administratif des dossiers, relances des clients et suivi des demandes auprès des banques. Lire le cas client.
Côté agence immobilière, le même dossier fait l’objet d’un suivi jusqu’à l’acte authentique. Pour voir comment il s’organise, lisez le guide de l’assistante d’agent immobilier.
Déléguer cette partie de votre activité
Si vous voulez confier ces tâches à distance, découvrez mon offre d’assistante pour courtier en crédit ou écrivez-moi. Vous pouvez aussi réserver directement un appel découverte de 30 minutes dans mon agenda : on liste ensemble ce que vous pouvez me déléguer, sans engagement.