Exemple théorique : un cabinet de deux courtiers
Exemple théorique, sans données réelles. Deux courtiers indépendants décident de tenir un dossier de conformité vivant. En janvier, ils vérifient l'immatriculation et mettent à jour l'attestation. Chaque trimestre, l'assistante prépare cinq dossiers de prêt tirés au hasard, avec la liste des pièces attendues, et signale les manques. En juin, ils relisent leur procédure de lutte anti-blanchiment. En novembre, ils vérifient les heures de formation. En cas de contrôle, l'ensemble se retrouve dans une seule arborescence, et chaque preuve porte la date de la dernière mise à jour.
Créez un tableau avec, pour chaque ligne, quatre colonnes : obligation, preuve à conserver, échéance ou fréquence et responsable. Exemples de lignes : renouvellement d'immatriculation, attestation de formation, revue de la procédure anti-blanchiment, mise à jour du registre des réclamations, revue des accès aux dossiers. Ajoutez une colonne d'état (à faire, en cours, fait) et une colonne de date de dernière vérification. Ce tableau devient le point d'entrée de tout le dossier.
Données personnelles : les dossiers emprunteurs
Un dossier de prêt contient des données sensibles : pièces d'identité, revenus, situation familiale, patrimoine. Limitez l'accès aux personnes qui en ont besoin, utilisez un espace de stockage sécurisé plutôt que la messagerie, fixez des durées de conservation et supprimez ce qui n'a plus lieu d'être. Si vous confiez une partie du travail à une assistante, prévoyez un engagement écrit de confidentialité, des accès nominatifs et un retrait des droits en fin de mission. Le sujet est développé dans protéger les données sensibles des emprunteurs (RGPD). Un contrôle peut exiger des pièces précises : plus vos dossiers sont ordonnés, moins vous risquez de communiquer des documents inutiles.
Les erreurs fréquentes
- Attendre la lettre de contrôle pour rassembler les preuves.
- Conserver les documents dans plusieurs endroits sans arborescence commune.
- Ne tracer le devoir de conseil que dans la mémoire du courtier.
- Laisser des accès actifs à des personnes qui ne travaillent plus avec le cabinet.
- Avoir une procédure écrite que personne ne relit ni ne teste.
- Confondre délégation des tâches administratives et délégation de la responsabilité.