Confier des tâches à une assistante à distance sans perdre la maîtrise des données
Une assistante qui accède à vos dossiers est un sous-traitant au sens du RGPD : elle traite des données pour votre compte. Cela suppose un contrat qui précise ce qu'elle peut faire, la confidentialité, la sécurité, la durée et le sort des données à la fin de la mission. Limitez les accès aux dossiers utiles et donnez-les par rôle plutôt que par partage de mot de passe. Pour la forme exacte du contrat et pour un prestataire situé hors de l'Union européenne, consultez la CNIL ou un juriste.
Exemple théorique : une petite agence
Exemple théorique, entièrement fictif. Une petite agence de trois personnes dresse la liste de ses outils : un logiciel de transaction, une boîte mail partagée, un tableur de suivi et un classeur de mandats. Elle remplit un tableau d'une page avec six types de données, désigne une personne référente et prévoit une revue de trente minutes par trimestre. Elle réécrit la mention d'information de son formulaire d'estimation et supprime l'accès d'un ancien collaborateur. Aucun chiffre de gain ou de risque n'est avancé : la démarche se mesure en tâches terminées.
Outil réutilisable : la fiche de traitement en six lignes
- Nom du traitement : par exemple suivi des demandes d'estimation.
- Finalité : pourquoi vous collectez ces données.
- Données concernées : liste courte, sans superflu.
- Personnes ayant accès : par rôle, y compris les prestataires.
- Durée de conservation : à définir avec la CNIL ou un juriste.
- Mesures de sécurité : accès, sauvegarde, rangement.
Checklist de départ
- Une carte des outils et des endroits où les données sont stockées.
- Un registre des traitements commencé.
- Des formulaires et mandats avec une information claire.
- Des accès par rôle, sans mot de passe partagé.
- Un contrat avec chaque prestataire qui accède à des données.
- Une procédure pour les demandes des personnes.
- Une revue prévue chaque trimestre.
Les erreurs à éviter
- Penser que le RGPD concerne seulement les grandes entreprises.
- Garder tous les dossiers sans limite de durée.
- Envoyer des pièces d'identité par messagerie ordinaire sans réfléchir à l'accès.
- Partager un seul mot de passe entre plusieurs personnes.
- Oublier les téléphones portables, les classeurs et les anciens exports.
- Confier des dossiers à un prestataire sans contrat.
Données personnelles : demander conseil
Cet article donne des repères d'organisation, pas un avis juridique. Pour vos obligations, consultez la CNIL ou un juriste. Letitia travaillant depuis Madagascar, hors de l'Union européenne, demandez conseil à la CNIL ou à un juriste avant de lui confier des données personnelles.