Quatre modèles de consignes à copier et adapter
Les modèles ci-dessous sont des propositions : adaptez les termes à votre activité et gardez-les courts. Une consigne qui tient en une demi-page est lue en entier ; celle qui en fait trois, rarement.
Modèle 1 : la consigne ponctuelle
Pour une tâche unique, un message de six lignes suffit.
- Objet : nom de la tâche et date de livraison.
- Résultat attendu : ce que vous voulez recevoir, et sous quelle forme.
- Contexte : une phrase sur le pourquoi.
- Ressources : les fichiers, liens et accès nécessaires.
- À ne pas faire : les limites de la tâche.
- Retour : comment et quand vous voulez être informé.
Modèle 2 : la fiche de tâche récurrente
Pour une tâche qui revient chaque semaine ou chaque mois, écrivez une fiche une fois pour toutes.
- Nom de la tâche et fréquence.
- Déclencheur : ce qui lance la tâche (fin de semaine, nouveau dossier, réception d'un document).
- Étapes dans l'ordre, une action par ligne.
- Modèles et supports : tableau, messages types, dossiers.
- Résultat attendu et critère de qualité.
- Cas particuliers : ce qu'il faut me signaler plutôt que traiter seul.
- Contrôle : qui vérifie, quand, comment.
Modèle 3 : la consigne de compte rendu
Précisez le format du retour, sinon vous le recevrez dans dix formes différentes. Par exemple : ce qui a été fait, ce qui reste à faire, ce qui bloque, ce dont j'ai besoin de votre part. Quatre rubriques, quelques lignes chacune, envoyées au rythme convenu.
Modèle 4 : le retour sur un résultat à corriger
Quand le résultat n'est pas conforme, revenez à la consigne plutôt qu'à la personne. Un message en trois temps fonctionne bien : ce qui était attendu, ce qui a été livré, ce qu'il faut changer et pour quand. Si l'écart vient d'un manque dans la consigne, corrigez d'abord la consigne.
Adapter le niveau de détail à la tâche
Plus la tâche est répétitive et vérifiable, plus la consigne peut être précise et brève. Plus elle demande du jugement, plus il faut préciser ce qui reste à vous. Pour fixer l'autonomie accordée, voir déléguer et responsabiliser : la bonne posture avec un prestataire. Si l'idée de lâcher du contrôle vous freine, voir peur de déléguer : 7 blocages de dirigeants et comment les lever.
Le rythme de suivi : ni trop, ni trop peu
Un point court et régulier vaut mieux qu'une vérification permanente. Pendant le premier mois, prévoyez un point hebdomadaire de quelques minutes ; une fois la tâche fiable, passez à un bilan mensuel. L'objectif est de détecter un écart tôt, pas de surveiller chaque étape. Pour la méthode générale, voir déléguer à une assistante virtuelle : la méthode complète et savoir déléguer quand on est dirigeant : méthode en 5 étapes.