4. Les congés et les absences
Un salarié à temps plein a droit à cinq semaines de congés payés par an, auxquelles s’ajoutent les jours fériés chômés et, selon les cas, des absences pour maladie ou autres motifs. Pendant ces périodes, le coût continue alors que le travail s’arrête, sauf à organiser un remplacement.
5. Les avantages et obligations
Complémentaire santé d’entreprise, dont l’employeur finance au moins la moitié, suivi médical, éventuellement titres-restaurant, prise en charge d’une partie des frais de transport, entretiens professionnels, obligations d’affichage et de registre.
6. Le temps d’encadrement
Organiser le travail, répondre aux questions, faire les points, gérer les plannings et les congés : l’encadrement prend du temps au dirigeant, même pour un poste administratif autonome.
7. La sous-activité
Un poste à temps plein se paie même quand la charge administrative baisse. Dans une PME, le volume réel de tâches administratives est rarement constant ; les creux coûtent aussi cher que les pics.
8. La fin de contrat
Démission, rupture conventionnelle ou licenciement ont un coût (indemnités, temps de procédure, recrutement d’un remplaçant) qu’il est prudent d’anticiper.
Un exemple théorique complet
Prenons un poste d’assistant administratif à temps plein, rémunéré dans cet exemple théorique à 2 200 € bruts par mois. Pour simplifier, retenons une hypothèse de cotisations patronales de 35 % du brut, sachant que le taux réel dépend du salaire et des réductions applicables.
| Poste de coût (exemple théorique) | Montant annuel estimé |
|---|
| Salaire brut (2 200 € × 12) | 26 400 € |
| Cotisations patronales (hypothèse 35 %) | 9 240 € |
| Complémentaire santé, suivi médical, divers | 1 000 € |
| Équipement, logiciels, poste de travail | 2 000 € |
| Recrutement et intégration, lissés | 1 500 € |
| Total estimé | 40 140 € |
La durée légale du travail à temps plein correspond à 1 607 heures par an, congés déduits. Si l’on retire encore les absences, les temps de formation et les temps non productifs, le nombre d’heures réellement consacrées aux tâches est plus faible. Dans cet exemple, avec environ 1 400 heures productives, le coût revient à près de 29 € par heure réellement travaillée, sans compter le temps d’encadrement du dirigeant.
Ce calcul ne dit pas qu’un salarié coûte trop cher : il dit qu’il faut comparer des choses comparables.