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Réseaux sociaux

Droit à l’image et réseaux sociaux : les règles pour les entreprises

Avant de publier la photo d'un salarié, d'un client ou d'un partenaire, une entreprise doit en général obtenir une autorisation claire. Principes, modèle et checklist.

Équipe de trois collègues regardant l'objectif dans un bureau lumineux

Oui : en principe, une entreprise doit obtenir l'autorisation d'une personne identifiable avant de publier son image sur les réseaux sociaux, qu'il s'agisse d'un salarié, d'un client ou d'un partenaire. Les guides juridiques consultés recommandent une autorisation écrite, donnée librement, qui précise les supports, la durée et le territoire, et que la personne peut demander à retirer. Le cas particulier d'une image, d'un mineur ou d'un événement relève d'un juriste. Avant de confier vos publications à un community manager indépendant, posez ces règles par écrit : la personne qui publie doit savoir quelles images elle peut utiliser, et lesquelles elle doit écarter.

Cet article est une information générale, pas un conseil juridique. Pour une situation précise, consultez un juriste ; pour les données personnelles, la CNIL.

Ce que dit le droit à l'image, en termes simples

Les premiers résultats français pour droit à l'image en entreprise sont des pages de l'administration, des fiches pratiques, des cabinets d'avocats et des sites d'experts-comptables. Ils convergent sur un principe : chaque personne dispose d'un droit exclusif sur son image, rattaché à sa vie privée et cité le plus souvent avec l'article 9 du Code civil. Pour utiliser l'image d'une personne identifiable, une autorisation doit en principe être demandée ; la même logique est présentée pour sa voix et son nom. Des exceptions existent, par exemple au nom de la liberté d'information, mais elles s'apprécient au cas par cas. Pour une publication de communication d'entreprise, le réflexe prudent consiste donc à demander l'autorisation avant de publier.

Les réseaux sociaux ajoutent deux difficultés : une publication circule vite et loin, et elle est souvent commentée, partagée ou reprise. L'autorisation se règle avant la publication, pas après une réclamation. Pour l'organisation générale de vos contenus, voir déléguer la gestion de ses réseaux sociaux : guide pour PME.

Qui est concerné, et que faire ?

PersonneExemple de publicationBonne pratiquePoint de vigilance
SalariéPhoto d'équipe, portrait, vidéo de travailAutorisation écrite, par support et par usageAccord libre, sans pression ; selon les sources consultées, le lien de subordination ne supprime pas ce droit
Client ou prospectRemise de clés, photo de chantier, vidéo de témoignageAutorisation écrite et validation du texte qui accompagne l'imageNe pas publier d'information personnelle (adresse, situation) sans accord
Partenaire ou prestatairePhoto d'événement, publication communeAccord de la personne et de sa structurePréciser qui publie, où, et pendant combien de temps
Participant à un événementPhoto de groupe, ambiance, conférencePrévenir les participants et recueillir l'autorisation des personnes reconnaissablesLes cas de foule se jugent au cas par cas : demandez l'avis d'un juriste
MineurPhoto d'un enfant ou d'un adolescentNe pas publier sans l'avis d'un juristeRègles spécifiques : ne pas improviser
Image de banque d'imagesPhoto avec des personnes reconnaissablesLire la licence et les mentions relatives aux autorisationsUne photo gratuite n'est pas automatiquement exempte de droits

Que doit contenir une autorisation de droit à l'image ?

Les guides consultés décrivent une autorisation écrite, donnée librement, sans pression, et précise : elle indique quels supports, pour quelle durée et sur quel territoire. Voici les mentions qui reviennent le plus souvent. Faites valider votre modèle par un juriste avant de l'utiliser à grande échelle.

MentionPourquoi elle compteExemple fictif
Identité et image concernéeOn sait de quelle image il s'agitPortrait de la personne, photo d'équipe du 12 mars
SupportsL'autorisation vaut pour les usages listésSite internet, LinkedIn, Instagram, Facebook
Publicité payanteC'est un usage distinct, à citer explicitementOui ou non, case à cocher
DuréeÉvite une autorisation sans limite claireUne durée fixée à la signature
TerritoireUne publication en ligne est accessible partoutFrance ou monde entier
RetraitLa personne sait comment demander le retraitDemande par courriel au référent
Date, signature et contactPreuve et suiviSignature datée et nom du référent

Une image utilisée dans une publicité payante est un usage à part : mentionnez-le expressément (voir publicité Facebook et Instagram pour PME : le guide). Les règles d'image ont aussi leur place dans votre charte (voir charte éditoriale pour les réseaux sociaux : modèle).

Publier une image en six étapes

  1. Lister les images prévues dans votre calendrier de publication (voir calendrier éditorial réseaux sociaux : modèle et organisation).
  2. Repérer les personnes reconnaissables : visage, mais aussi voix ou nom cité dans la publication.
  3. Vérifier qu'une autorisation couvre ce support et cette période dans votre tableau de suivi.
  4. Si elle manque, ne pas publier : demandez l'autorisation avec votre modèle validé, ou choisissez une autre image.
  5. Enregistrer l'autorisation : personne, image, supports, date de signature, échéance.
  6. Publier, puis surveiller les réactions : une demande de retrait peut arriver en commentaire ou en message privé (voir modération des commentaires et messages privés : les règles).

Si une personne demande le retrait d'une image

Une demande de retrait se traite vite et calmement. Les sources consultées présentent le retrait comme un droit que la personne peut faire valoir ; selon la situation, il peut dépendre de ce qui a été signé. Dans tous les cas, appliquez une règle simple :

  • Retirer la publication visée sans attendre la fin de la discussion.
  • Conserver une trace de la demande et de la date de retrait.
  • Vérifier les reprises : autres réseaux, publicités, pages partenaires, articles du site.
  • Répondre poliment et par écrit.
  • Demander l'avis d'un juriste si le désaccord persiste ou si une réclamation formelle arrive.

Situations fréquentes sur les réseaux sociaux

La photo d'équipe publiée pour un recrutement ou une actualité. Chaque personne reconnaissable doit avoir donné son accord pour cet usage. Un accord donné pour l'intranet ne vaut pas forcément pour LinkedIn : précisez les supports.

La photo d'un client satisfait. Demandez l'autorisation pour l'image et validez le texte qui l'accompagne. Les avis et témoignages obéissent à leurs propres règles : voir transformer les avis clients en contenus, et consultez la DGCCRF ou un juriste pour les règles sur les avis et la publicité.

La capture d'écran ou le repartage d'un contenu publié par quelqu'un d'autre. Une personne peut apparaître sur une image dont vous n'avez pas l'autorisation, et le contenu peut aussi être protégé par des droits d'auteur. Privilégiez les fonctions de partage natives des réseaux et demandez l'accord de l'auteur pour toute reprise autrement.

Les visuels créés avec un outil de design. Les modèles et les banques d'images intégrés ont leurs licences : lisez-les, surtout si une personne reconnaissable figure sur l'image (voir créer des visuels pour les réseaux sociaux avec Canva).

Exemple théorique : le suivi des autorisations d'une petite agence

Exemple théorique, entièrement fictif. Une agence de six personnes recueille douze autorisations : six salariés, quatre clients et deux partenaires. Elle publie huit contenus par mois contenant des personnes reconnaissables. Avant chaque publication, la vérification dans le tableau prend deux minutes, soit seize minutes par mois. Sans tableau, la même vérification suppose de retrouver des documents dispersés dans plusieurs dossiers. Ces durées sont à mesurer sur votre propre activité.

Outil réutilisable : le tableau de suivi des autorisations

  1. Colonne 1 : nom de la personne et lien avec l'entreprise (salarié, client, partenaire).
  2. Colonne 2 : description de l'image ou de la vidéo concernée.
  3. Colonne 3 : supports autorisés et publicité payante oui ou non.
  4. Colonne 4 : date de signature et échéance.
  5. Colonne 5 : lien vers le document signé, rangé dans un dossier à accès restreint.
  6. Colonne 6 : statut (valable, à renouveler, retirée) et date de retrait éventuelle.

Checklist avant de publier une image avec des personnes

  • Toutes les personnes reconnaissables sont identifiées.
  • Une autorisation écrite couvre ce support et cette période.
  • La publicité payante est citée si l'image sert à sponsoriser une publication.
  • Aucun mineur n'apparaît sans avis d'un juriste.
  • La licence de l'image est lue, si elle vient d'une banque d'images.
  • Le tableau de suivi est à jour.
  • Une personne sait qui traite les demandes de retrait, et sous quel délai.

Les erreurs à éviter

  • Publier d'abord, demander l'accord après.
  • Se contenter d'un accord oral que rien ne prouve.
  • Utiliser une autorisation donnée pour un support sur un autre, par exemple de l'intranet vers une publicité.
  • Faire pression sur un salarié pour obtenir sa signature.
  • Laisser une image en ligne après une demande de retrait.
  • Copier un modèle d'autorisation trouvé en ligne sans le faire valider.

Données personnelles et transfert hors Union européenne

Une image et une autorisation signée contiennent des données personnelles : nom, visage, signature. Leur stockage et leur partage avec un prestataire relèvent du RGPD. Pour le droit à l'image et les données personnelles, consultez la CNIL ou un juriste. Letitia travaillant depuis Madagascar, hors de l'Union européenne, demandez conseil à la CNIL ou à un juriste avant de lui confier des documents contenant des données personnelles, et préférez un dossier partagé à accès restreint plutôt que des envois par courriel (voir partager ses accès en sécurité : les gestionnaires de mots de passe).

Ce que Letitia peut prendre en charge

Letitia est assistante virtuelle indépendante, basée à Antsirabe (Madagascar), et travaille à distance pour des PME et des entrepreneurs en France. Le décalage avec Paris est d'une heure en été et de deux heures en hiver. Elle répond sous 24 heures ouvrées. Pour ce sujet, elle peut tenir le tableau de suivi des autorisations à partir des documents que vous lui transmettez, vérifier avant chaque publication qu'une autorisation est enregistrée pour l'image prévue, relancer les personnes selon le modèle que vous avez fait valider, et retirer une publication à votre demande. Elle ne rédige pas le modèle juridique, ne juge pas de la validité d'une autorisation et ne remplace pas un juriste. Pour organiser ce travail dans la durée, voir externaliser son community management : ce qu'il faut préparer.

Aller plus loin

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FAQ

Droit à l'image et réseaux sociaux : vos questions

Une entreprise peut-elle publier la photo d'un salarié sur les réseaux sociaux ?

En principe, elle doit d'abord obtenir son autorisation. Les sources juridiques consultées indiquent que le lien de subordination ne supprime pas ce droit et que l'accord doit être donné librement. Pour un cas précis, consultez un juriste.

L'autorisation de droit à l'image doit-elle être écrite ?

Les guides la recommandent par écrit, pour pouvoir prouver qu'elle existe, en précisant les supports, la durée et le territoire. La forme exacte et sa valeur de preuve relèvent d'un juriste.

Un salarié peut-il refuser d'apparaître sur les réseaux sociaux de l'entreprise ?

Selon les sources consultées, l'accord doit être donné librement et sans pression. En cas de refus, n'utilisez pas son image. En cas de litige, demandez l'avis d'un juriste.

Que faire si une personne demande le retrait d'une photo ?

Retirez rapidement la publication visée, conservez une trace de la demande, vérifiez les reprises sur les autres supports et répondez par écrit. Si le désaccord persiste, consultez un juriste.

Faut-il une autorisation pour une photo de groupe prise lors d'un événement ?

Si des personnes sont reconnaissables et que la photo sert à la communication de l'entreprise, la prudence est de les prévenir et de recueillir leur autorisation. Les situations de foule se jugent au cas par cas : demandez l'avis d'un juriste.

Les photos de banques d'images sont-elles libres de droit à l'image ?

Pas automatiquement. Lisez la licence et les mentions relatives aux personnes représentées. En cas de doute, choisissez une image sans personne reconnaissable ou demandez conseil à un juriste.

Une assistante à distance peut-elle gérer les autorisations de droit à l'image ?

Elle peut assurer le suivi administratif : tableau des autorisations, vérification avant publication, relances selon votre modèle. Letitia travaillant depuis Madagascar, hors de l'Union européenne, demandez conseil à la CNIL ou à un juriste avant de lui confier des données personnelles.

Letitia, assistante virtuelle

Écrit par

Letitia, assistante virtuelle

Assistante virtuelle indépendante basée à Madagascar, je travaille à distance et en français pour des dirigeants de PME, agences immobilières, courtiers et conciergeries en France.

Mon parcours · Ma page « Gestion des réseaux sociaux »

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