Exemple théorique : un forfait de démarrage pour un dirigeant de TPE
Exemple théorique, entièrement fictif, à adapter à votre situation. Un dirigeant de TPE souhaite déléguer l'administratif courant. Il choisit un forfait de démarrage d'un volume modeste, puis l'ajuste après le bilan.
- Semaine 1 : visio de démarrage, fiche de cadrage, ouverture d'une boîte partagée et d'un dossier commun. Peu d'heures consommées : l'essentiel est le temps de préparation du dirigeant.
- Semaine 2 : classement des documents du trimestre et mise à jour du tableau des factures à relancer. Le dirigeant relit tout.
- Semaine 3 : brouillons de relances et de réponses aux demandes courantes, prise de rendez-vous. Le dirigeant relit par échantillon.
- Semaine 4 : bilan. Il constate quelles tâches sont maîtrisées, lesquelles demandent encore un cadrage, et décide d'augmenter ou de garder le volume d'heures.
Chaque nombre d'heures doit venir de votre situation réelle. Comparez ensuite avec le temps que vous passiez auparavant sur ces tâches, comme dans calculer le retour sur investissement d'une assistante virtuelle.
Outil réutilisable : la fiche de consigne et le bilan de fin de mois
Copiez cette trame pour chaque tâche confiée pendant le premier mois.
- Tâche : une phrase qui décrit le résultat attendu.
- Pourquoi : à quoi sert ce résultat dans votre activité.
- Étapes : la liste dans l'ordre, avec les outils à utiliser.
- Modèle ou exemple : un document déjà fait, à imiter.
- Échéance : jour et heure limites.
- Validation : qui relit, avant quoi, comment.
- Cas particuliers : quand demander avant d'agir.
Pour le bilan de fin de mois, posez-vous six questions : les délais ont-ils été tenus ? Les livraisons demandent-elles moins de corrections qu'en semaine 2 ? Les questions de l'assistante étaient-elles pertinentes ? Le temps facturé correspond-il au temps annoncé ? Quelles tâches peut-on ajouter ? Qu'est-ce qui ne fonctionne pas et pourquoi ?
Données personnelles, accès et confidentialité
Dès la première semaine, l'assistante peut voir des données de vos clients, de vos salariés ou de vos fournisseurs. Limitez les accès à ce qui est nécessaire, utilisez un gestionnaire de mots de passe, gardez une trace des personnes qui ont accès à quoi et retirez les accès à la fin de la mission. Le contrat doit comporter une clause de confidentialité et, selon le cas, des clauses sur le traitement des données personnelles. Les règles applicables dépendent de votre activité et de l'endroit où sont traitées les données : en cas de doute, demandez conseil à un juriste ou au délégué à la protection des données de votre entreprise. Le sujet est détaillé dans confidentialité et RGPD : confier ses données à une assistante virtuelle.
Les erreurs fréquentes du premier mois
- Confier trop de choses dès le premier jour, puis se décourager devant les premières erreurs.
- Donner des consignes orales ou vagues, sans exemple de résultat attendu.
- Ouvrir tous les accès, y compris ceux dont elle n'a pas besoin.
- Ne pas répondre à ses questions, ce qui bloque le travail et la fait deviner.
- Sauter le point hebdomadaire parce que tout semble aller bien.
- Juger la collaboration sur une seule tâche ratée plutôt que sur la tendance de quatre semaines.
Une liste plus large des pièges est proposée dans 9 erreurs à éviter quand on travaille avec une assistante virtuelle.